Equilibres, un pont entre terre et ciel

Equilibres, un pont entre terre et ciel

Une posture, quelle soit debout ou assise, est toujours ancrée dans le sol. Il convient donc de prendre conscience du premier socle d’appui (en général les pieds, comme dans vrikshasana (l’arbre) ou les mains comme dans kakasana, le corbeau.
S’ancrer dans le sol par toute la surface des pieds et des mains, orteils et doigts bien écartés. Bien appuyer notamment le gros orteil qui a tendance à se soulever et de nous priver de la force musculaire de la face interne de la jambe et de l’index pour les mains. Aspirer le sol par la plante ou la paume pour se propulser vers le sol.

Ménager son dos

Ménager son dos

Quelque soit notre âge, les longues heures passées à scruter notre ordinateur, – ce qui devient de plus en plus fréquent dans notre société contemporaine – ont des répercussions dramatiques sur la colonne vertébrale : accentuation de la voussure du haut du dos (ou cyphose), perte de la souplesse des muscles para-vertébraux, tassement ou trop forte élongation des disques inter-vertébraux…

L’arbre vertébral

L’arbre vertébral
À la vue de ce tableau, j’ai immédiatement pensé à la métaphore «  de l’arbre vertébral » que j’emploie souvent dans mes cours à propos de la colonne vertébrale, en imaginant cette profusion de ramifications nerveuses (système nerveux périphérique) qui se croisent, s’entrecroisent et se déploient le long de la colonne, collectant à chaque instant des informations, par l’intermédiaire de capteurs répartis le long des muscles et des articulations (propriocepteurs) pour renseigner le cerveau, entre autre, sur notre position dans l’espace. Dans cette posture de l’arbre (VRIKSHASANA), on peut devenir conscient de ces échanges nerfs-neurones, en ressentant les micro-mouvements permanents que le corps doit effectuer pour s’adapter et conserver l’équilibre. Le secret étant, en plus de fixer un point immobile devant soi et d’enraciner notre pied dans le sol (lire article complémentaire), d’arriver à ne pas bloquer l’articulation du genou tout en fixant la rotule —  la différence est subtile ! Pensez à la fable du chêne et du roseau. Si on est trop tendu, ça casse, mais si on est trop relâché, cela ne tient pas non plus. Il faut donc être très à l’écoute de ces informations subtiles qui s’échangent entre colonne et cerveau, afin de s’adapter à la posture. Une fois l’équilibre maîtrisé, quand la colonne est bien alignée et que nos « pieds-racines » aspirent l’énergie du sol pour l’étirer jusqu’au sommet du crâne, le corps soudain se fait léger, comme prêt à s’envoler ; et la terre devient ciel où s’épanouissent de nouvelles racines, comme nous le suggère si bien, à sa manière poétique, l’artiste Sejz Inn. La colonne et ses ramifications nerveuses Image:http://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ANervous_system_diagram_(french).png Article complémentaire...

Tenue des bras en Pilates

Tenue des bras en Pilates

Que ce soit en Yoga ou en Pilates, au début de la pratique, on a souvent très peu conscience des bras, alors que leur tenue est d’une importance capitale. Elle nous aide à consolider le haut du dos, à aligner la colonne et à maintenir les abdos serrés par le fait de tenir les côtes abaissées — quand on lève les bras, par exemple, afin de ne pas monter les épaules dans le cou. C’est une excellente manière de prendre conscience que le corps est un tout et comment les différentes chaines musculaires travaillent en synergie.

Le périnée

Le périnée

Qu’est-ce que le périnée ?>Le renforcement du périnée, qui est une des particularités de la méthode Pilates, mais que l’on retrouve aussi en yoga avec les banchas — notamment mula-bandha — concerne tout particulièrement les femmes. Pourquoi ? À la différence des hommes dont l’appareil génital fermé permet de soutenir les organes, l’ouverture vaginale favorise la « descente d’organes ». De plus, fragilisé par les accouchements, d’où d’ailleurs la rééducation périnéale, le périnée se relâche au fil du temps et n’assure plus son rôle de soutien.