L’arbre vertébral

L’arbre vertébral
À la vue de ce tableau, j’ai immédiatement pensé à la métaphore «  de l’arbre vertébral » que j’emploie souvent dans mes cours à propos de la colonne vertébrale, en imaginant cette profusion de ramifications nerveuses (système nerveux périphérique) qui se croisent, s’entrecroisent et se déploient le long de la colonne, collectant à chaque instant des informations, par l’intermédiaire de capteurs répartis le long des muscles et des articulations (propriocepteurs) pour renseigner le cerveau, entre autre, sur notre position dans l’espace. Dans cette posture de l’arbre (VRIKSHASANA), on peut devenir conscient de ces échanges nerfs-neurones, en ressentant les micro-mouvements permanents que le corps doit effectuer pour s’adapter et conserver l’équilibre. Le secret étant, en plus de fixer un point immobile devant soi et d’enraciner notre pied dans le sol (lire article complémentaire), d’arriver à ne pas bloquer l’articulation du genou tout en fixant la rotule —  la différence est subtile ! Pensez à la fable du chêne et du roseau. Si on est trop tendu, ça casse, mais si on est trop relâché, cela ne tient pas non plus. Il faut donc être très à l’écoute de ces informations subtiles qui s’échangent entre colonne et cerveau, afin de s’adapter à la posture. Une fois l’équilibre maîtrisé, quand la colonne est bien alignée et que nos « pieds-racines » aspirent l’énergie du sol pour l’étirer jusqu’au sommet du crâne, le corps soudain se fait léger, comme prêt à s’envoler ; et la terre devient ciel où s’épanouissent de nouvelles racines, comme nous le suggère si bien, à sa manière poétique, l’artiste Sejz Inn. La colonne et ses ramifications nerveuses Image:http://commons.wikimedia.org/wiki/File%3ANervous_system_diagram_(french).png Article complémentaire...